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Peut-être cette folie taxatrice est-elle un contrefeu pour faire oublier l’impuissance du gouvernement dans la lutte contre le chômage, les déficits abyssaux, l’insécurité, les assauts de l’islamisme dans tous les interstices de la société, la permanence des trafics ? En tout cas, Jean-Marc Chipot a affirmé que l’Union Européenne telle qu’elle est conçue n’est pas une fatalité et que le souverainisme a le vent en poupe, non seulement dans toutes les fédérations de Debout La France mais dans toute la France profonde, celle des terroirs et des villages. Pas celle des start-up.

« L’ambition européenne s’est fracassée sur les aberrations de la mafia de l’union européenne, a-t-il déclaré, seul Nicolas Dupont Aignan est conscient du réveil du peuple de France et propose une vraie vision de la France dans le cadre d’une union des nations et des projets européens ».

Jean-Philippe Tanguy, lui aussi,  a mis l’accent sur « la légitime colère des Français » auxquels les gouvernants mentent depuis trop longtemps et qui sont aujourd’hui exaspérés. Il a proposé l’invention d’un mot pour exprimer ce sentiment d’une destinée commune qui unit désormais les Français autour des gilets jaunes et de leurs légitimes revendications, celui de « compatriotisme ». Un mot qui doit souverainement déplaire à M. Macron, lui qui ressasse dans chacun de ses discours son sempiternel : « mes chers concitoyens », comme si nous demeurions tous dans le  même territoire global et que nous n’avions plus de mère patrie.

« Pour la première fois depuis longtemps, a expliqué Jean Philippe Tanguy, les Français se sont levés. Un espoir nouveau les unit. C’est la révolte de la France d’en bas contre les élites, contre ceux qui dirigent mal le pays, contre les perspectives d’une mondialisation impitoyable, oui, les choses sont en train de bouger car ces élites ont bafoué les résultats du referendum de mai 2005 sur la constitution européenne auquel le peuple français avait répondu « non » à 55 % en lui imposant deux ans plus tard en 2007 le traité de Lisbonne pour l’adoption illégitime de cette constitution ».

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Jean-Philippe Tanguy, contrairement aux hommes politiques des autres partis, a su « redescendre sur terre » pour faire écho aux vraies préoccupations des Français qui ont la hantise du déclassement social : comment boucler ses fins de mois quand il ne vous reste que 40 euros ? Comment faire plaisir à ses enfants, offrir un cadeau à ses petits-enfants quand on n’a plus un sou parce que tout le budget est grevé par des taxes ou des impôts délirants et inefficaces ? Comment rouler en voiture quand le prix de votre plein d’essence a augmenté de vingt euros en l’espace de quelques années ? Comment les retraités peuvent-ils vivre si on les esquinte périodiquement avec de nouveaux prélèvements affectés à la contribution sociale généralisée ?

« Moi, le populisme ne me fait pas peur, a affirmé Jean-Philippe Tanguy, parce que c’est la pensée du peuple, c’est la vraie vie qui s’oppose à un gouvernement de technocrates coupés du réel. Avec Nicolas Dupont Aignan nous étions les premiers à nous insurger contre la vente au privé des autoroutes et les rackets aux péages en 2006, Nicolas était déjà dans le vrai et son image d’honnêteté et d’intégrité en fait un candidat de premier plan aux européennes où les électeurs chercheront à élire des porteurs de vérités ». M. Tanguy souhaiterait que les souverainistes soient majoritaires au parlement européen pour enfin faire entendre la voix des peuples.

« Avec les Suédois, les Danois, les Polonais, les Hongrois, les Finlandais, nous pourrions alors bloquer le système actuel et le changer », a-t-il indiqué. « En 2017, notre programme n’était pas prêt, aujourd’hui il l’est et notre leader présentera des propositions crédibles susceptibles de faire l’unanimité », a-t-il conclu très applaudi avant de répondre aux questions du public et, en particulier,  aux interrogations très pertinentes de Marie-Dominique Salducci, secrétaire départementale adjointe de Debout La France dans les Bouches du Rhône.

 José D’Arrigo.

Photos Véronique Seguin et Alain Latour.

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